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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 15:03

 

Consommer du thé est tout un art. Bien sûr, on pourrait se contenter de sortir un sachet rempli de poussière de thé, le plonger dans une tasse d’eau chaude, attendre quelques minutes et consommer cette eau chaude colorée.

Mais on peut aussi faire de la préparation du thé un art véritable. C’est ce que les Chinois appellent Gōng fū chá.

Un peu d’histoire…

Il fut une époque, avant la dynastie Ming , où le thé était compressé pour faciliter son transport et sa conservation. Ainsi, le thé se présentait sous forme de galettes compactes. Le thé sous cette forme était râpé et bouilli comme une soupe, ou bien encore moulu, puis ensuite battu  avec un fouet.

Au XVIe siècle enfin,  le thé commence à être consommé tel que nous le connaissons aujourd’hui : quelques feuilles plongées dans un récipient d’eau chaude. Avec cette innovation, apparaissent de nouveaux ustensiles. Désormais, les bols et les fouets ne sont plus utiles. Par contre, il fallait un récipient pour contenir l’eau chaude : la théière.

 

http://www.plaisirsdesthes.fr

Les toutes premières théières étaient fabriquées dans le sud-est de la Chine, à Yi Xing. Cette région est particulièrement réputée pour son savoir-faire en matière de poterie. La théière en terre est très particulière : elle garde « la mémoire du thé ». Pour cette raison, chaque théière n’est consacrée qu’à une seule famille de thés.5certains doivent donc être à la tête d’une impressionnante collection de théières…)

Afin d’apprécier la richesse aromatique de ces thés, les théières étaient petites et on y mettait une grande quantité de feuilles. On infusait plusieurs fois ces mêmes feuilles. Une infusion brève permet d’obtenir une liqueur d’une grande concentration. Les premières infusions seront plus brèves que les suivantes. On peut utiliser les mêmes feuilles de thé jusqu’à une dizaine de fois, si le thé est de bonne qualité bien sûr.

Les premiers thés à être consommé de cette façon furent les thés Oolong ou Wulong. Wūlóng chá signifie « thé dragon–corbeau ». Ce thé est à mi-chemin entre le thé vert qui n’est pas oxydé et le thé noir dont l’oxydation est complète. Le nom de ce thé trouve son origine dans une légende, bien sûr :

Il est dit qu’un planteur vit soudain surgir un dragon noir d’un théier dont les feuilles ont révélé les notes boisées de châtaignes et de noisettes. On l’appelle aussi thé bleu ou bleu-vert (qīngchá).

Les provinces du Guangdong et du Fujian se disputent pour savoir qui est à l’origine de cette technique. Toujours est-il que le Gōng fū chá s’est exporté. À l’époque de Tchang Kai-chek, les Chinois de la province du Fujian se sont réfugiés à Taïwan et ont apporté avec eux les secrets du thé. Les thés oolong de Taïwan sont aujourd’hui parmi les meilleurs. Comme Taïwan était, avant l’arrivée des Chinois, sous domination japonaise, la cérémonie du thé japonaise a naturellement influencé la pratique du Gōng fū chá : les ustensiles sont sobres, la gestuelle codifiée.

Les thés bleu-vert ont ensuite gagné la Thaïlande, le Vietnam et plus récemment la Corée, le Népal et le Malawi.

https://en.wikipedia.org

 

L’art du thé chinois est cependant une méthode libre que chacun peut s’approprier. Elle est différente selon les régions mais s’appuie toujours sur les mêmes fondamentaux. Une petite bouilloire, Zhǔshuǐ , un plateau appelé « mer de thé », Chápán, un tissu utilisé pour essuyer les objets, Chájīn , une théière, Cháhú ainsi que de nombreux petits ustensiles sont nécessaires à la préparation (boîte à thé, cuillère, tasse à sentir, tasse à déguster…

Comment faire ?

  1. Remplir la théière d'eau chaude, faire attention de bien remettre son couvercle à chaque étape.
  2. Vider la théière dans les tasses, dans les tasses à sentir, dans la cruche et en aspergeant bien la plateforme de préparation. L'objectif de cette étape est de faire en sorte que les accessoires sont tous imprégnés de chaleur, la température du thé se conserve alors mieux.
  3. Mettre deux cuillères de thé dans la théière, soit environ 4 à 6g. Apprécier le parfum des feuilles encore sèches dans la théière chaude.
  4. Verser l'eau chaude sur les feuilles et vider immédiatement la théière de la même manière qu'à la seconde étape.
  5. Verser à nouveau de l'eau en la faisant déborder pour chasser l'écume. On peut aussi utiliser le couvercle afin de retirer cette écume; Attendre le temps nécessaire.
  6. Vider la théière dans la cruche en attendant la dernière goutte.
  7. Verser dans la tasse à sentir, apprécier les parfums.
  8. Verser de cette tasse dans la tasse à boire
  9. Découvrir les parfums de la tasse à sentir vide avant de boire (bruyamment) son thé

Vidéo d’apprentissage pour les futurs grands amateurs de thé :

Et si vous désirez avoir d’autres informations sur cette cérémonie particulière pourrez visiter le site suivant :

http://gongfucha-fr.blogspot.com

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.