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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 15:40
PHOTO XIAO LONG

 

 

Lors d'une longue randonnée,

Certains courent rapidement.

D'autres marchent tranquillement.

D'autres encore rampent péniblement.

Mais un jour ou l'autre

Tous arriveront au bout du sentier.

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 14:38

Zhang Chongren

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhang_Chongren

Zhang Chongren (张充仁) est né le 27 septembre 1907 à Xujiahui , Zikawei en shanghaïen, alors quartier de la concession française où se trouvaient différentes missions catholiques, dans la banlieue de Shanghai .

A la mort de sa mère, il est placé à l'orphelinat de Tou-Sè-Wè pour lui donner une chance. Cet orphelinat était surtout une école d'art et d'artisanat tenue par des pères et frères jésuites français. Il va y apprendre le français donc.

 

Au début des années 30, de nombreux Chinois obtiennent des bourses pour venir étudier en Europe. Zhang, en qualité d’artiste, décroche une bourse pour venir étudier la peinture à Bruxelles. Il y a étudié la peinture, la sculpture, le théâtre…  C’est un travailleur acharné !

 

TINTIN et TCHANG …

                   ou Hergé et Zhang Chongren

Hergé :

Alors qu'il s'apprête à écrire Le Lotus bleu, le dessinateur se documente auprès du père Edouard Neut, fin connaisseur de la culture chinoise.

Hergé est aussi contacté par l'abbé Léon Gosset, aumônier des étudiants chinois à l'Université catholique de Louvain, il insiste pour que les Chinois ne soient pas caricaturés. Il craint que ses étudiants, lecteurs du Petit-Vingtième, ne soient choqués par des clichés.

Hergé et Gosset se rencontrent à Louvain et l'abbé lui présente deux de ses étudiants, Arnold Tchiao Tch'eng-Tchih, spécialiste du théâtre chinois, et sa femme Susan Lin. Ils deviennent très amis et initient Hergé à la calligraphie.

 

Il le met également en relation avec un autre étudiant : Zhang Chongren. Zhang lui raconte son pays, tel qu’il est, tel qu’il était. Il lui explique les coutumes chinoises, il fournit la documentation, corrige les détails et les calligraphies des enseignes de magasins.

 

Hergé va grâce à lui se mettre à la peinture chinoise, on peut d’ailleurs le constater dans ses dessins qui deviennent plus précis, plus fins, avec un art du contraste particulier. Il va utiliser le pinceau et l’encre et non plus la plume, il va chercher à saisir l’esprit de l’objet, à aller au-delà des apparences pour donner plus de vie, de naturel à ses dessins. Il va s’appuyer également sur des photos contemporaines pour rester encore plus proche de la réalité.

 

Zhang va aider Hergé en lui fournissant des anecdotes authentiques (par exemple le sabotage que les Japonais attribuent aux Chinois : L'incident de Mukden se produit le 18 septembre 1931 et sert de prétexte à l'invasion japonaise de la Mandchourie. La dénonciation de cette attaque par la communauté internationale conduit le Japon à quitter la Société des Nations.)

Hergé s'inspire également des terribles inondations de 1931 : le train de Tintin à destination de Hou-Kou est bloqué par la crue du fleuve Yangzi.

Dans l'album il évoque aussi des évènements plus anciens : Zhang raconte notamment à Tintin que ses grands-parents ont été tués pendant la révolte des Boxers (1899 -  1901).

 

 

Le Lotus bleu sera la première aventure de Tintin pour laquelle Hergé se documente aussi  précisément afin d’être plus réaliste.

Les « Dupont » feront le contrepoint et véhiculeront les a priori et les stéréotypes qui ont cours à cette époque sur la Chine, rien que leur tenue le montre !

 

https://boutique.tintin.com/fr/potiche-lotus-bleu-les-icones.html

 

Le « Lotus bleu » est le premier chef d’œuvre d’Hergé : le ton est parfois grave et il s’engage, mais, ce ne sera pas forcément du goût des diplomates japonais présents à Bruxelles ! Zhang n’a pas souhaité voir son nom apparaitre en tant que co-auteur, étant donné le contexte, mais il signera dans un dessin.

Zhang va rentrer en Chine avant la parution du Lotus bleu :

En 1935, Zhang quitte la Belgique, il voyage en Europe puis retourne en Chine en 1936 où il est très actif. Il organise des expositions pour présenter ses œuvres et fonde les studios Chongren. Il donne des cours, réalise des commandes, vend beaucoup d'œuvres.

Le conflit sino-japonais éclate et la lutte intérieure entre nationalistes et communistes sévit. Tchang Kaï-chek, pendant la relative accalmie de la fin de la guerre, reconnaît le talent de Zhang qui parvient à travailler même si les commandes diminuent considérablement.

Hergé perd le contact avec lui pendant la Seconde Guerre mondiale.

Hergé lui écrit, mais sans réponse, sans doute n'arrivent  elles pas à destination. Rien d’étonnant vu le contexte.

En 1966 survient la révolution culturelle. .. Zhang va vivre des moments difficiles.

Hergé part à la recherche de Tchang dans Tintin au Tibet. Si Tchang est assez peu représenté, il est un personnage central de cette aventure Cet album témoigne de l'amitié indéfectible que lui porte Tintin depuis leur première rencontre dans Le Lotus bleu.

Œuvre plus philosophique, apolitique, première aventure de Tintin dans laquelle les armes à feu sont absentes, tintin au Tibet est une quête : l'avion qui transporte son ami Tchang s'écrase dans le massif du Gosainthan, Tintin est le seul à le croire vivant, il est prêt à donner sa propre vie pour sauver celle de son ami.

Il  recherche son ami également dans la réalité et désespère.

Vers 1970,  Zhang est nommé directeur de l'académie des Beaux-arts de Shanghai. Après, il reçoit une large reconnaissance dans le monde de l'art chinois. Il édite et traduit de nombreux livres d'art, sculpte des bustes de Deng Xiaoping en 1994.

 

 

Ce n'est qu'en 1981, le 18 mars, peu de temps avant sa mort, qu'Hergé revoit Zhang.

 En 1985, Zhang reçoit la nationalité française. Il est invité par Danielle Mitterrand à s’installer en France. Il devient un sculpteur renommé en Occident. On fait appel à lui pour réaliser le buste de François Mitterrand après sa réélection en 1984. Ses apparitions se font ensuite de plus en plus rares.

Tchang a vécu ses treize dernières années dans un bel atelier d’artiste à Nogent-sur-Marne et quatre mois en Principauté de Monaco en 1997, grâce au Prince Héréditaire Albert. »

 

https://www.chinesenewart.com/artistes-chinois7/zhangchongren.htm

C'est à Nogent-sur-Marne que meurt Zhang le 8 octobre 1998. Il y repose.

 

 

 

 

Un musée à Qibao en l’honneur de Tchang

Dans son ancien atelier à Qibao, on trouve de nombreuses œuvres des  photos de ses réalisations, les nombreuses médailles et prix qu'il a reçus lors de ses études à l'Académie, des coupures de presse de sa rencontre avec Hergé ou encore un exemplaire du buste de François Mitterrand y sont aujourd'hui exposés.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhang_Chongren

NB : Georges Remi, dit Hergé est le créateur de  Tintin. Il entre au quotidien Le Vingtième Siècle, les Aventures de Tintin débutent le 10 janvier 1929 dans un supplément du journal destiné à la jeunesse, Le Petit Vingtième. Hergé  est l'un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles.

 

 

 

 

 

.

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 13:51

 

Dans la plaine acidulée

un ruisseau ondule

miroitement du colza en fleur

 

Sôseki

 

PHOTO XIAO LONG

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 13:40

 

Le Shanghai des années 20 reste mythique, les images qui viennent à l’esprit sont celles d’une ville cosmopolite où Japonais, Russes, Britanniques, Américains, Français,  … cohabitent et où l’on peut mener une vie de plaisirs : bars et tripots de bas étage, clubs selects enfumés… le royaume des  spectacles, des jeux, des paris divers, sans oublier les fumeries d’opium, la prostitution…

 

wikimedia

Un personnage haut en couleurs va se détacher de ce paysage :

Du Yuesheng (杜月笙 ; dù yuèshēng). Voilà un personnage emblématique ! On le surnomme aussi peu aimablement « Du, les Grandes Oreilles » à cause de ses oreilles un peu décollées. Et pourtant, cet homme joue un rôle de premier plan dans cette ville à cette époque particulière.

Ce Al Capone à la mode shanghaienne  est né le 21 août 1888 à Gao Qiao, à la campagne, dans une zone pauvre, peu sympathique et marécageuse, actuellement la zone de  Pudong à Shanghai. Orphelin à l'âge de 5 ans, il va quitter ce qui lui reste de famille et devient un enfant des rues. Il vit de petits larcins et de rapines. Puis, il  va  quitter Gao Qiao pour rejoindre Shanghai.

Il y devient apprenti chez un grossiste en fruits. Débrouillard, il monte en grade et devient livreur, mais il dépense son argent rapidement, car c’est un joueur invétéré. Il finit par perdre son emploi,  s’adonne à la vente d’opium, reprend ses  activités de voleur et ira même jusqu’à pratiquer l’extorsion. Individu donc assez peu recommandable, il sait se faire remarquer, occupe différents emplois, rend de menus services à une tenancière de maison close qui le prend sous sa protection , puis, après 1910, devient un partisan de Chen Shichang, le chef des bandits du district de Shiliupu, membre de la génération Tong de la Bande Verte (青帮, qīng bāng), la triade « phare » du Shanghai de cette époque.

Il entre alors vraiment en contact avec la « Bande Verte ». Il fait son chemin à nouveau, collecte un temps les revenus des fumeries et des maisons closes de cette triade, la plus influente de la ville, et finit par y  occuper une place très importante.

Huang Jinrong est alors le chef de la triade  - ce qui ne l’empêche pas d’être aussi le chef de la police chinoise de la concession française de Shanghai ! Car ce n’est pas incompatible et on peut être l'un des plus importants gangsters de Shanghai et chef de la police...

Grâce à Huang, qui le prend sous son aile, Du devient très influent.

Huang Jinrong, Du et  Zhang Xiaolin, également un puissant chef de gang, créent en 1925 la « Société des Trois Fortunes » (三鑫公司).

 Ces trois hommes contrôlent la prostitution, les jeux, le racket et établissent leur monopole sur le trafic d'opium. Fort de l’accord passé avec la concession française  (qui perçoit une « redevance » de la Bande verte…), Du Yuesheng installe sans complexes son quartier général au cœur de cette concession, au 82 route Xinle, en face de l'église orthodoxe de Shanghai.

 

: https://daydaynews.cc/en/history

 

En avril 1927, à l'instigation de Tchang Kaï-chek (蔣介石), Du Yuesheng, Huang Jinrong et Zhang Xiaolin créent une société écran. Ils peuvent ainsi embaucher de nombreux hommes de main pour briser les mouvements de grève que les communistes cherchent à organiser.

Du Yuesheng prend le contrôle effectif des organisations syndicales et devient un atout majeur pour le gouvernement du Kuomintang qui veut conserver le contrôle de la ville. En échange de cet appui, Tchang le nomme à la tête de l'administration chargée de l'« éradication de la consommation d'opium » - ce qui, en fait, permet de partager les profits du commerce de l'opium entre la Bande Verte et le Kuomintang.

 Devenu un notable comme un autre, il est tranquillement élu au conseil municipal de la concession.

Il figure même au Who's Who de Shanghai en 1933 qui le présente comme la personnalité la plus influente de la concession, un homme d'affaires et un philanthrope.

En 1934, il fait construire sa résidence personnelle sur Donghu Lu dans la concession française (depuis transformée en hôtel). Le bâtiment est offert à Du Yuesheng par son contrôleur financier !

 

Lorsque la guerre sino-japonaise éclate en 1937, il fuit à Hong Kong, avant de rejoindre Chongqing en 1941, où s'est replié le gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek.

 

 Revenu en 1945 à Shanghai, les belles heures sont passées et finalement en 1949 les communistes prennent définitivement le contrôle de la ville. Il n’est plus question alors d’ouvrir des officines de jeux et de paris !

Du se réfugie à nouveau à Hong Kong, où il meurt le 16 août 1951. Son corps est transféré à Taïwan, où il est inhumé dans les environs de Taipei. Sa tombe porterait une épitaphe de Tchang Kaï-chek.

 

NB :

Du Yuesheng apparaît comme personnage dans la bande dessinée Bob Morane « La guerre du pacifique n'aura pas lieu ».

 

 

Le film The Last Tycoon (2012) est basé sur la vie de Du Yuesheng.

   
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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 17:00

 

Les grosses pierres

ont besoin d'être calées

par les plus petites.

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 16:52

Mais qu'est-ce que c'est que ça?
         C'est un jeu d'enfant!



Tui Shou signifie poussée de mains (tui = pousser, shou = mains).
C'est un exercice à deux dans lequel il s'agit de prendre contact avec le partenaire, de le suivre et de "l'écouter".
On peut prendre contact à une main ou à deux mains: dans ce cas, une main se pose sur le coude du partenaire et l'autre sur son poignet. Quand on dit "prendre contact", cela signifie bien la légèreté: on ne saisit pas ...
🤨


Suivre son partenaire signifie que les mains servent "d'antennes", on sent ce que l'autre veut faire, où il veut aller et on le suit en restant collé, c'est à dire en restant en contact permanent avec lui. On "l'écoute". "Suivre" veut bien dire suivre... On n'essaye pas à toute force de faire faire à l'autre ce que l'on veut. Et "écouter"veut bien dire écouter, l'esprit libre et non pas en train d’imaginer un scenario qui va prendre l'autre en défaut (du genre: "Je veux qu'il fasse ça, pour que je puisse placer ça, alors je vais faire ça...")🙄

 Le corps comme l'esprit doivent être disponibles.
 

Ces exercices font partie intégrante du Tai Ji Quan et il est bien dommage qu'ils soient souvent absents des cours...

En réalité, le plus souvent, les élèves ne voient pas le lien entre exercices à deux et forme. Ils ont l'impression que ce qui est important c'est de faire et refaire la forme seule.

Mais, c'est quoi une forme? Si c'est juste une chorégraphie , un enchainement de mouvements mémorisé, alors ce n'est pas vraiment une forme... On peut mémoriser aussi un enchainement de step, on peut mémoriser un enchainement de danse bretonne ... Ce ne sont pas des formes.

 Ce qui fait la différence, c'est l'arrière plan "martial" , autrement dit: nous ne sommes pas seuls, nous inter- agissons, il y a une "ombre" qui nous répond à chaque technique, les mouvements ont une consistance, ils ont un sens.

Mais, me direz-vous (si, si, je vous entend bien...) pour cela alors, il y a les applications martiales, pas besoin de Tui Shou! Oui, bien sûr, mais... Lorsqu'on réalise une application martiale, il n'y a pas ce "flux" que l'on trouve dans le Tui Shou et que l'on trouve dans la forme. 

C'est une expérimentation du Yin Yang , de la transformation, une recherche constante d'équilibre, de bon enracinement,...

Ces exercices permettent de développer des sensations qui aideront à la visualisation, qui rempliront nos mouvements de sens.

Dans le cadre de la pratique du Tai Ji Quan, ces exercices commencent simplement et certaines choses peuvent même être travaillée en solo avant de travailler à deux.


On peut l'envisager comme un jeu: essayer de déstabiliser le partenaire amicalement en trouvant son point faible (et on s'amuse tout en apprenant beaucoup sur soi!).

C'est l'exercice que Me Yuan appelle "le jeu en Ji", face à face, les mains en Ji, en contact avec le partenaire, pieds parallèles, axe tenu, dos rempli... Il faut ajuster sa poussée sans dépasser sa propre limite et essayer que l'autre aille au delà de ses limites à lui, pour se dérober et le laisser passer. On peut apprendre ainsi à rester vigilant, à rester souple, enraciné, à utiliser la taille...


On peut choisir une pratique relaxante, un contact léger (pas simple non plus: léger ne veut pas dire mollasson!), sans décoller,  pour dépasser  les tensions physiques, détendre le mental... (c'est une forme de lâcher-prise et c'est bien agréable aussi...). Cet exercice demande une bonne concentration pour que le "mouvement" des mains ne devienne pas un automatisme, où "ça" tourne sans nous! Lâcher prise ne veut pas dire qu'on a  la tête ailleurs ou qu'on dorme debout...😴


 

On peut choisir de pratiquer le martial ou la compétition:

Le Tui Shou peut devenir  combat (mais cet aspect ne nous concerne pas vraiment, Xiao Long est profondément pacifique...)

C'est un autre chapitre, ce que l'on peut voir en compétition, en combat est souvent déformé et il faut parfois chercher loin pour y retrouver les principes de base... Le concurrent cherche la victoire, l’efficacité et il peut y avoir de la casse... Il y a souvent beaucoup d'agitation.😡

 En stage de Tui Shou, mon maitre disait: "Le premier qui bouge, perd" et pour avoir eu la chance de "Tui shouter" librement avec lui - bien trop rarement, je sais que le contact léger, le calme, l'attente sont bien plus redoutable que l'agitation. Pour moi, le Tui Shou , c'est ça. Le calme, la finesse, le ressenti, l'écoute, la disponibilité. Le corps est prêt, l'esprit est prêt et peuvent agir ensemble spontanément.

 

 C'est gentil de raconter tout ça, mais, on fait quoi si on n'a pas de partenaire!!!

Je crois que c'est un problème que nous avons tous eu , à un moment ou à un autre...

Lorsque j'ai posé cette question , on m'a répondu: "Il faut former ton partenaire". D'accord, je vois...

Mais avant de pouvoir le former, il faut le trouver! Il faut trouver une personne qui a envie de découvrir cet aspect du Tai Ji Quan, qui a compris que c'est un facteur de progression dans son "cursus" de pratiquant. Un curieux avec lequel on s'entend bien .

Ensuite, il va falloir assister à des stages avec un bon professeur. Si possible en y allant déjà à deux, car deux mémoires valent mieux qu'une (quand on sort du stage, on sait encore bien des choses, mais on oublie extrêmement vite de nombreux détails...

Conseil:

A l’issue du stage - même si vous ne savez plus comment vous vous appelez- filmer les exercices que vous avez retenus en faisant des commentaires. Ce sera votre base de travail, votre pense-bête.🤔

 Reprenez ces exercices le plus rapidement possible, pas forcément dans une salle de pratique, il n'y a pas besoin de beaucoup d'espace, votre salon, votre jardin, votre garage feront l'affaire (OK, le garage, c'est pas glamour... mais ça a son utilité!).

Ensuite c'est la pratique... Il faut faire, refaire, réfléchir de moins en moins, se détendre , prendre confiance... refaire un/des stages quand on est plus à l'aise et poursuivre et continuer... Xiao Long appelle ça "les heures de vol".🐤

C'est bien au début d'avoir toujours le même partenaire car on apprend à se connaitre, on se détend plus facilement, il y a un vrai travail de recherche à deux. Il ne faut pas se sentir jugé, il faut être en confiance.

Plus tard, il est intéressant de changer éventuellement de partenaire, mais je ne suis pas trop pour le papillonnage quand on fait ses premiers pas. Chaque partenaire est différent et s'adapter demande un esprit libre- qui ne l'est pas vraiment lorsqu'on débute.

 Bref!

Essayez (essayer, c'est l'adopter...)

Jouez! (ne vous prenez jamais trop au sérieux ... quoiqu'il arrive, il n'y a pas mort d'homme!)...

                                      ne vous prenez pas la tête!!!🤪


Ci dessous une vidéo, émission de la télé chinoise... pour ceux qui cherche à se faire une idée de ce que c'est...

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 18:19
PHOTO XIAO LONG

 

 

La volonté permet de grimper sur les cimes ,

sans volonté on reste au pied de la montagne.

 

 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 17:09

 

La foire aux questions:  les mêmes interrogations reviennent. régulièrement, les mêmes doutes...

Mais une question a-t-elle une (seule) réponse?


 

PHOTO XIAO LONG


 

A quelle vitesse faut-il pratiquer?


C'est une question sans réelle réponse (heureusement!). Il ne faut rien du tout en réalité... On ne peut que donner quelques indications:

La vitesse du mouvement n'est pas rapide, elle est lente, régulière, à l’image de l’eau qui coule ou du nuage qui passe dans le ciel, le mouvement se déroule doucement…

On est souple, flexible, élastique comme le bambou sous le vent (qui plie et ne rompt pas: ça vous rappelle quelque chose?).

La vitesse est naturelle, sans à coup, synchronisée avec la respiration. Et donc particulière à chacun. Lorsqu'on le peut, il est bon de faire un enchainement seul. En groupe, on est moins "naturel", on se laisse moins porter par son propre rythme. Et si vous êtes attentif, vous pourrez constater que vous avez une "vitesse" qui est confortable pour vous, cependant chaque jour est différent et votre vitesse ne sera pas forcément une constante!

 

La "mauvaise" vitesse!

Il faut surtout se méfier de la vitesse qui vous fait avaler la fin des mouvements, c'est souvent pour cette raison que l'on est plus rapide (et que les copains eux se sentent franchement à la ramasse du coup...)😅

Quand on est débutant, on est trop rapide parce que la tête pense et anticipe le mouvement suivant et c'est ainsi que le mouvement d'avant n'est pas abouti, fini, et que le mouvement d'après souvent est "compacté" au démarrage...

 

Mais les pratiquants de longue date connaissant aussi cet écueil: on connait "trop bien" sa forme, l'esprit s'échappe et on se laisse vaguement porter, la concentration se dissout et ... même résultat, les finitions ne sont plus à l'ordre du jour et on est en pilotage automatique, imprécis et flottant (au mauvais sens du terme!)🙄

 

 La bonne vitesse reste celle qui vous permet d'aller au bout de vos techniques tout en respectant la fluidité du déplacement.

 Il n'est pas inintéressant de travailler sa forme à des vitesses différentes pour mieux ressentir ce que l'on fait -ou pas. C'est une recherche instructive qui va permettre de mettre le doigt sur nos points faibles.

Car une forme se travaille aussi, on ne fait pas que l'apprendre et puis voilà, je la connais, c'est plié, je ne m'en occupe plus... On passe à autre chose. Une forme demande du temps pour s'installer, se l'approprier, en faire à la fois quelque chose de précis, propre et conforme aux principes de bases mais aussi quelque chose de personnel qui colle à votre respiration, votre morphologie, votre personnalité...

 

 Bon, et puis si vous voulez aller plus vite... passez au Kung Fu!!! 

Pour ceux qui veulent du plus lent, pensez à la sieste!

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

Comment se déplace-t-on?

 

Le déplacement des pieds est léger, souple, à l’image du chat qui marche, on déroule le pied, on le pose en douceur. On est stable, le pied sûr. On est disponible et on peut changer de direction à tout moment. Pour cette raison, les déplacements ne se font pas en "projection", mais à partir d'un pied d'appui fort.

 


Quel est notre état d'esprit?

 


Comme le chat, on reste calme mais on est vigilant: on ne s'endort pas, on est prêt à bondir.

 

La force intérieure est ininterrompue, constante, comme si l’on dévidait un fil de soie, un long fil fin, infini et résistant: c'est la notion de"chan si jing".

 C'est l'image de la force tranquille, l'idée de l'aiguille cachée dans le coton... C'est une concentration légère mais constante, présente.

 

Quand peut-on (enfin) accéder au bien-être? 

 

A lire ce qui précède, on se dit que ce n'est pas cool de pratiquer, on apprend, on est concentré, on travaille, et c'est moins "vendeur" que l'image du Tai Ji Quan   qui se répand de plus en plus: quelque chose de facile, d'accessible à tous rapidement, un cachet de zénitude...🤗

 

Cette image correspond bien à notre époque, où l'on veut se sentir bien avec un minimum d'effort et où adultes comme enfants passent d'une activité à l'autre d'une année sur l'autre.

 Le Tai Ji Quan demande du temps, de la patience, de la régularité, mais effectivement, il est source de bien-être.

 

Oui, mais quand alors?


Quand il y a harmonie: le mouvement du corps, la respiration, l'esprit (Jing, Qi, Shen) sont unis et synchronisés, on ne réfléchit pas, tout est fluide, sans coupures, sans hésitation.


Mais si c'est possible!

 

 

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 14:17

https://www.icone-gif.com/

 

Tes yeux peuvent voir les étoiles,

 mais ils ignorent ton nez

parce qu'il est trop près.

 

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 14:01
wikipedia

Ce général britannique, Charles George Gordon (1833 – 1885), a eu nombre de surnoms :

Chinese Gordon (Gordon le Chinois), Gordon Pasha, et Gordon of Khartoum (Gordon de Khartoum). Voilà qui résume une carrière hors normes.

Pour ce qui nous concerne, nous nous arrêterons à Chinese Gordon !

 

 Il servit donc dans la campagne de Chine de 1860: un peu d’histoire… (Cette période est très agitée et riche en évènements, ce n’est qu’un aperçu…sinon, tout le monde va aller boire un café sans connaitre la fin de l’histoire 😊 )

 

wikipedia

 

La révolte des Taiping est un soulèvement violent, un des conflits les plus meurtriers de  l'Histoire. Entre 1851 et 1864  cette révolte  a frappé la dynastie Qing  qui mit près de quinze ans à en venir à bout.

Les rebelles avaient fondé en Chine du Sud et en Chine centrale, le Tàipíng Tiān Guó ou « royaume céleste de la Grande Paix « 太平天国 ».

 

wikipedia

Le fondateur du mouvement est Hong Xiuquan (1814-1864), celui-ci, persuadé d’être le frère cadet de Jésus, se proclame  « Empereur du Ciel » et conteste le pouvoir de l'empereur Xianfeng (1831-1861).

Il promulgue une réforme agraire, refuse la polygamie, se prononce pour l'égalité des sexes, mais avec une stricte séparation entre les hommes et les femmes (curieuse égalité?), la coutume de bander les pieds des femmes doit être abandonnée (une bonne chose ! ces « pieds en lotus » étaient une vraie torture), il refuse les mariages arrangés, les jeux d'argent, l'esclavage, la torture, la prostitution, la propriété foncière privée …

wikipedia

Prêchant ces idées, il rencontre un franc succès et finalement ses disciples optent pour la révolte.

 

Les Taiping veulent renverser la dynastie mandchoue. Ils prennent Nanjing (Nankin) l'ancienne capitale de la dynastie Ming, dont ils font la capitale du « Royaume Céleste de la Grande Paix » et livrent de nombreux combats. Le gouvernement Qing a bien du mal à faire face, d’autres révoltes se déclarant en parallèle, il doit puiser dans des réserves de plus en plus réduites en hommes comme en argent.

C’est ici qu'entre en scène Chinese Gordon :

L'armée de Chinese Gordon est surnommée  « l'Armée toujours victorieuse ». Il succède à Frederick Townsend Ward. Marin, flibustier, mercenaire , soldat de fortune, cet Américain était à la tête de cette unité qui, à l’origine , est  une troupe de 5 000 combattants occidentaux et chinois, encadrés et entraînés à l'occidentale par des volontaires européens et américains… le tout financé par les négociants de Shanghai menacée.

 

wikipedia

C’est avec l'assentiment de son gouvernement que Charles Gordon entre au service de l'Empire Qing  pour combattre les Taiping. Il va reprendre aux insurgés Suzhou et Wankin.

… Finalement la dynastie mandchoue qui semblait perdue peut souffler !

En tant que capitaine dans les Royal Engineers, Gordon a été obligé de participer à l'incendie du Palais d’Été de Beijing en 1860 et il l'a ressenti comme une réelle épreuve. Il écrivit à ce sujet : « C'était un travail misérablement démoralisant pour une armée. »

 Les unités françaises et britanniques font des ravages, les pillages vont bon train, des Chinois aussi y participent.

Il faudra 3 500 soldats britanniques pour mettre le feu à l'ensemble du site. Le Palais d'Été brûlera trois jours durant...

 

En 1863, Gordon rentre au Royaume-Uni, malgré les offres des Chinois. Son surnom cependant, le « Chinois », lui restera.

 

 

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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L'AUTEUR

Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.