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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 15:56
PHOTO XIAO LONG

 

Retombé au sol
Le cerf-volant
A égaré son âme.


Kubota Kuhonta

 

1881-1926

 

 

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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 15:36

Les cerfs-volants ont été inventés en Chine il y a quelques années !  2 300 ans !  Et ils n’ont pas été pensés pour faire joli ! L’idée était de s’en servir à des fins militaires, mais non, pas comme arme… pour mesurer les distances plutôt ou encore calculer la force du vent, bref pour aider les armées à se déplacer sur le terrain.

Les cerfs-volants étaient apparemment beaucoup utilisés pendant la dynastie Qing (1644-1912), pour chasser la malchance… On peut toujours essayer, ça mange pas de pain!

Les cerfs-volants ont toujours tenu une grande place dans les fêtes traditionnelles chinoises : ils sont à la fois décoratifs et festifs. Les motifs des cerfs-volants, les formes et les couleurs, sont très symboliques et ne sont pas le fait du hasard !

 

Ils ne sont pas tous pareils : il y en a en forme de mille-pattes, très populaires et spectaculaires  et dont le corps est souvent orné de plumes ;

d’autres sont à ailes dures et représentent le plus souvent des insectes ou encore des oiseaux ;

d’autres sont  ailes souples, ceux dont seuls les bords supérieurs sont rigides ; d’autres encore,  à ailes plates… souvent des losanges ou des carrés et ceux sont ceux qui volent le plus facilement ! Car ce n’est pas si simple de faire voler l’animal !!!

 

 

Il y en a aussi de toutes  tailles et en 2015, un cerf-volant dragon a déployé ses 6 000 mètres de long lors du Festival international de cerf-volant de Chongqing, présenté par des vrais  professionnels du cerf-volant de Weifang. Ce petit Dragon pas comme les autres aurait couté près de 100 000 RMB soit près de 13 000 euros et on a mis  deux ans pour le monter. Pour qu’il s’élève enfin dans le ciel (ben, oui, ça s'élève dans le ciel un Dragon pareil!) ,  il a fallu six heures de travail et trois personnes ! Mais Xiao Long n'a pas pu avoir la confirmation de cette information...

 

 

La ville de Weifang, province du Shandong, est connue comme la capitale mondiale du cerf-volant : non seulement on y trouve le siège de  l'Association internationale du cerf-volant,  mais aussi un musée consacré à l'histoire du cerf-volant.

 

Y sont exposés  , devinez un peu… des cerfs-volants :  le plus grand cerf-volant a une longueur de 1,5 km pour 3 000 kg, donc 1000 cerfs-volants , du monde entier, 300 photos,  dans des salles de … 2 000 mètres carrés. Prévoir de bonnes chaussures !!!

Les photos de l’article sont des captures d'écran issues de ce site, pour en voir plus…

 

Site du musée : http://www.wfkitemuseum.cn/jingpin.html

(en anglais, mais de nombreuses informations très intéressantes !)

 

Cette ville est la capitale mondiale de la fabrication des cerfs-volants.

 C’est là aussi que chaque année, depuis 1984,  est proposé  le Festival international du cerf-volant  en général entre le 20 et le 25 avril. Le festival couronne également un roi du ce volant annuel.

En  octobre 2020 près de 1 100 cerfs-volants venus de 31 régions de Chine se sont réunis,   afin d'assister à la Cérémonie d'ouverture du 37e Festival international du cerf volant de Weifang.

L'épidémie de COVID-19 a rendu impossible la participation des étrangers à Weifang, mais des plateformes en ligne (et oui !!! aussi !) leur ont permis de se joindre à ce  festival.

51 équipes de 45 pays et régions du monde ont pu montrer leurs prestations sur des écrans afin de faire écho au public sur place.

Et cette année encore !

Du 17 avril 2021 au 5 mai, s’est tenu le festival international de cerfs-volants de Weifang : 1628 cerfs-volants, 500 participants, 188 équipes de plus de 31 provinces chinoises.  140 pays ont pu participer à l’évènement en « virtuel ».

 

 

 

 

 

 

Des kilomètres à parcourir  le jour pour ceux qui sont sur place et

des feux d’artifices un peu spéciaux, car la nuit aussi le festival fonctionne !

 

Video à voir :

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 12:58

 

 

« Pourquoi rester debout

alors que l’on peut s’asseoir »

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 12:48

 

Voilà qu’une discussion s’est engagée autour du thème « Visio ou pas visio ? ».

Décidément, nous pouvons dire que la Covid aura déclenché de nombreuses polémiques. Il faut bien s’occuper…

 Allez, Petit Dragon va y mettre son grain de sel !😊

Les cours en visio :

m glass aSi l’on part du principe qu’un cours à distance n’est pas un cours en salle – ce qui parait élémentaire, mon cher Watson, on peut tout de même dire que… c’est un cours.

Petit Dragon a essayé des deux côtés.

 En tant que Dragon animateur, il a vu les inconvénients et les avantages de cette formule.

L’inconvénient majeur vient du fait que -comme par hasard- la majorité des pratiquants a choisi la pièce la plus petite de la maison pour y placer leur ordinateur, et tout le monde n’a pas un portable ou n’a pas songé à brancher son PC sur sa télé …

 

Ce qui peut engendrer des situations cocasses :

baisser la tête quand on est sous un toit en pente, ouvrir sa penderie pour finir un mouvement, devenir extrêmement petit au fond d’un couloir ou ne montrer que son torse en devenant extrêmement grand à l’écran… un peu trop près !👀

 Alors, d’accord, l’enseignant ne peut pas toujours tout voir et ne corrige pas aussi précisément qu’en présentiel, mais il y a tout de même des moments de franche rigolade qui valent bien le détour !!! Surtout en cette longue période marquée par l’épidémie.

Petit Dragon a également suivi des stages à distance et ne le regrette pas. Il s’est efforcé d’être le plus visible possible tout en évitant de refaire la déco de son salon avec ses armes et de trop affoler ses chats vautrés sur les coussins…

 

PHOTO XIAO LONG

 

 L’avantage majeur : le lien !

Ce qui est important en ce moment et l’a été plus encore lors des confinements et divers couvre-feux, c’est de garder la motivation et le plaisir de la pratique, même s'il peut y avoir une « déperdition » dans la précision de la technique.

Il est difficile, de rester constant, seul : il y a toujours autre chose à faire et on finit par ne plus pratiquer du tout. Nos rencontres à distance étaient là pour ça, un rendez-vous qui nous permettait de nous voir-sans masque !- de parler, de nous tenir au courant et de pratiquer régulièrement.

J’en profite d’ailleurs pour tirer mon chapeau (ben oui, les Dragons à chapeau existent !) à ceux et celles qui depuis le début on été fidèles et n’ont jamais cessé de pratiquer chez eux, dedans, dehors…

Cette pratique ne peut que nous aider à maintenir notre bien être physique et mental.

Après, je conçois que certains n’aient pas accroché au concept, on peut préférer le cours en salle, mais… on préfère aussi un quotidien sans épidémie… L’important c’est que tout le monde y trouve son compte.

 

 Compétition en visio :

 Si l’on part du principe qu’une compétition à distance n’est pas une compétition en salle – ce qui parait toujours élémentaire, mon cher Watson, on peut tout de même dire que… c’est une compétition.

Quel est le but :

Le but des fédérations qui ont organisé ce type de compétition est simple : faire passer le message que même en des temps difficiles, on ne peut renoncer à tout et qu’une adaptation est nécessaire, il faut évoluer en fonction des situations et ne pas forcément s’accrocher au «  Ma brav’dame, c’était ben mieux avant ! ». C’est aussi une forme de respect des licenciés qui ne pouvaient bénéficier d’une saison « normale ».

Libre à chacun, bien sûr, ensuite d’adhérer ou non au concept.

A force de se répéter que l’on pâtit de cette séparation forcée, plus de grandes réunions, plus de serrements de mains, plus de bisous aux copains, on finit par en souffrir vraiment. Il ne sert à rien de se morfondre, puisqu’il faut faire avec.

Mais, nous autres, pauvres humains, avons un réel penchant au mécontentement…

 Alors, donc, on aurait pu ne rien organiser du tout et attendre la saison suivante. Oui, mais…

On se serait privé d’une nouvelle expérience. Même si ce n’est pas simple d’organiser une compétition en visio (les vidéos peuvent poser des problèmes, de lecture, de dénomination, de cadrage, de son… Nous ne sommes pas tous des pros de la prise de vue !), cela méritait d’être fait.

Les personnes qui y ont participé ne sont pas forcément les mêmes que celles qui viennent en présentiel. C'est donc aussi un nouveau public qui a pu participer.

Pour ce qui touche à Europa Taichi qui a eu lieu récemment, nous avons eu une grande participation étrangère, beaucoup plus importante qu’à l’habitude. Il faut avouer que, pour un étranger, les frais engagés pour venir à Paris en voyage et séjour sont considérables. Cela, d’ailleurs, est vrai aussi pour les Français, tout le monde n’habite pas en Ile de France.

 

 Alors, c’est sûr, les « gagnants » ne repartiront pas d’un podium avec un tas de breloques autour du cou qui font « bling bling » , mais pour la majorité des participants, ce n’est pas l’essentiel. Les gagnants recevront simplement un beau diplôme. L’important, c’est qu’ils aient pris le temps de tourner leurs vidéos en faisant de leur mieux, tout comme ils l’auraient fait sur place et qu’ils soient contents de ce qu’ils ont présenté.

 Quant aux juges, ils ont pu apprécier les cadres les plus variés, intérieur, extérieur, palmiers et plages, ancienne usine désaffectée, jardin de la famille, parking d’à côté, dojo pro… Ciel bleu, ciel gris, pas de ciel (plafond)…

Bien plus varié que sur place !

 Alors ? Visio or not visio ?

Ceux qui ont participé aux cours ou aux compétitions sont généralement très contents et c’est bien.

 L’essentiel est de vivre au mieux toutes ces expériences, nous avons le choix.

Il faut peut-être juste être attentif à ne pas trop restreindre sa visio…n des choses. Ne pas trop réduire son espace.

 

 

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 15:40
PHOTO XIAO LONG

 

 

Lors d'une longue randonnée,

Certains courent rapidement.

D'autres marchent tranquillement.

D'autres encore rampent péniblement.

Mais un jour ou l'autre

Tous arriveront au bout du sentier.

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 14:38

Zhang Chongren

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhang_Chongren

Zhang Chongren (张充仁) est né le 27 septembre 1907 à Xujiahui , Zikawei en shanghaïen, alors quartier de la concession française où se trouvaient différentes missions catholiques, dans la banlieue de Shanghai .

A la mort de sa mère, il est placé à l'orphelinat de Tou-Sè-Wè pour lui donner une chance. Cet orphelinat était surtout une école d'art et d'artisanat tenue par des pères et frères jésuites français. Il va y apprendre le français donc.

 

Au début des années 30, de nombreux Chinois obtiennent des bourses pour venir étudier en Europe. Zhang, en qualité d’artiste, décroche une bourse pour venir étudier la peinture à Bruxelles. Il y a étudié la peinture, la sculpture, le théâtre…  C’est un travailleur acharné !

 

TINTIN et TCHANG …

                   ou Hergé et Zhang Chongren

Hergé :

Alors qu'il s'apprête à écrire Le Lotus bleu, le dessinateur se documente auprès du père Edouard Neut, fin connaisseur de la culture chinoise.

Hergé est aussi contacté par l'abbé Léon Gosset, aumônier des étudiants chinois à l'Université catholique de Louvain, il insiste pour que les Chinois ne soient pas caricaturés. Il craint que ses étudiants, lecteurs du Petit-Vingtième, ne soient choqués par des clichés.

Hergé et Gosset se rencontrent à Louvain et l'abbé lui présente deux de ses étudiants, Arnold Tchiao Tch'eng-Tchih, spécialiste du théâtre chinois, et sa femme Susan Lin. Ils deviennent très amis et initient Hergé à la calligraphie.

 

Il le met également en relation avec un autre étudiant : Zhang Chongren. Zhang lui raconte son pays, tel qu’il est, tel qu’il était. Il lui explique les coutumes chinoises, il fournit la documentation, corrige les détails et les calligraphies des enseignes de magasins.

 

Hergé va grâce à lui se mettre à la peinture chinoise, on peut d’ailleurs le constater dans ses dessins qui deviennent plus précis, plus fins, avec un art du contraste particulier. Il va utiliser le pinceau et l’encre et non plus la plume, il va chercher à saisir l’esprit de l’objet, à aller au-delà des apparences pour donner plus de vie, de naturel à ses dessins. Il va s’appuyer également sur des photos contemporaines pour rester encore plus proche de la réalité.

 

Zhang va aider Hergé en lui fournissant des anecdotes authentiques (par exemple le sabotage que les Japonais attribuent aux Chinois : L'incident de Mukden se produit le 18 septembre 1931 et sert de prétexte à l'invasion japonaise de la Mandchourie. La dénonciation de cette attaque par la communauté internationale conduit le Japon à quitter la Société des Nations.)

Hergé s'inspire également des terribles inondations de 1931 : le train de Tintin à destination de Hou-Kou est bloqué par la crue du fleuve Yangzi.

Dans l'album il évoque aussi des évènements plus anciens : Zhang raconte notamment à Tintin que ses grands-parents ont été tués pendant la révolte des Boxers (1899 -  1901).

 

 

Le Lotus bleu sera la première aventure de Tintin pour laquelle Hergé se documente aussi  précisément afin d’être plus réaliste.

Les « Dupont » feront le contrepoint et véhiculeront les a priori et les stéréotypes qui ont cours à cette époque sur la Chine, rien que leur tenue le montre !

 

https://boutique.tintin.com/fr/potiche-lotus-bleu-les-icones.html

 

Le « Lotus bleu » est le premier chef d’œuvre d’Hergé : le ton est parfois grave et il s’engage, mais, ce ne sera pas forcément du goût des diplomates japonais présents à Bruxelles ! Zhang n’a pas souhaité voir son nom apparaitre en tant que co-auteur, étant donné le contexte, mais il signera dans un dessin.

Zhang va rentrer en Chine avant la parution du Lotus bleu :

En 1935, Zhang quitte la Belgique, il voyage en Europe puis retourne en Chine en 1936 où il est très actif. Il organise des expositions pour présenter ses œuvres et fonde les studios Chongren. Il donne des cours, réalise des commandes, vend beaucoup d'œuvres.

Le conflit sino-japonais éclate et la lutte intérieure entre nationalistes et communistes sévit. Tchang Kaï-chek, pendant la relative accalmie de la fin de la guerre, reconnaît le talent de Zhang qui parvient à travailler même si les commandes diminuent considérablement.

Hergé perd le contact avec lui pendant la Seconde Guerre mondiale.

Hergé lui écrit, mais sans réponse, sans doute n'arrivent  elles pas à destination. Rien d’étonnant vu le contexte.

En 1966 survient la révolution culturelle. .. Zhang va vivre des moments difficiles.

Hergé part à la recherche de Tchang dans Tintin au Tibet. Si Tchang est assez peu représenté, il est un personnage central de cette aventure Cet album témoigne de l'amitié indéfectible que lui porte Tintin depuis leur première rencontre dans Le Lotus bleu.

Œuvre plus philosophique, apolitique, première aventure de Tintin dans laquelle les armes à feu sont absentes, tintin au Tibet est une quête : l'avion qui transporte son ami Tchang s'écrase dans le massif du Gosainthan, Tintin est le seul à le croire vivant, il est prêt à donner sa propre vie pour sauver celle de son ami.

Il  recherche son ami également dans la réalité et désespère.

Vers 1970,  Zhang est nommé directeur de l'académie des Beaux-arts de Shanghai. Après, il reçoit une large reconnaissance dans le monde de l'art chinois. Il édite et traduit de nombreux livres d'art, sculpte des bustes de Deng Xiaoping en 1994.

 

 

Ce n'est qu'en 1981, le 18 mars, peu de temps avant sa mort, qu'Hergé revoit Zhang.

 En 1985, Zhang reçoit la nationalité française. Il est invité par Danielle Mitterrand à s’installer en France. Il devient un sculpteur renommé en Occident. On fait appel à lui pour réaliser le buste de François Mitterrand après sa réélection en 1984. Ses apparitions se font ensuite de plus en plus rares.

Tchang a vécu ses treize dernières années dans un bel atelier d’artiste à Nogent-sur-Marne et quatre mois en Principauté de Monaco en 1997, grâce au Prince Héréditaire Albert. »

 

https://www.chinesenewart.com/artistes-chinois7/zhangchongren.htm

C'est à Nogent-sur-Marne que meurt Zhang le 8 octobre 1998. Il y repose.

 

 

 

 

Un musée à Qibao en l’honneur de Tchang

Dans son ancien atelier à Qibao, on trouve de nombreuses œuvres des  photos de ses réalisations, les nombreuses médailles et prix qu'il a reçus lors de ses études à l'Académie, des coupures de presse de sa rencontre avec Hergé ou encore un exemplaire du buste de François Mitterrand y sont aujourd'hui exposés.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhang_Chongren

NB : Georges Remi, dit Hergé est le créateur de  Tintin. Il entre au quotidien Le Vingtième Siècle, les Aventures de Tintin débutent le 10 janvier 1929 dans un supplément du journal destiné à la jeunesse, Le Petit Vingtième. Hergé  est l'un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles.

 

 

 

 

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 13:51

 

Dans la plaine acidulée

un ruisseau ondule

miroitement du colza en fleur

 

Sôseki

 

PHOTO XIAO LONG

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 13:40

 

Le Shanghai des années 20 reste mythique, les images qui viennent à l’esprit sont celles d’une ville cosmopolite où Japonais, Russes, Britanniques, Américains, Français,  … cohabitent et où l’on peut mener une vie de plaisirs : bars et tripots de bas étage, clubs selects enfumés… le royaume des  spectacles, des jeux, des paris divers, sans oublier les fumeries d’opium, la prostitution…

 

wikimedia

Un personnage haut en couleurs va se détacher de ce paysage :

Du Yuesheng (杜月笙 ; dù yuèshēng). Voilà un personnage emblématique ! On le surnomme aussi peu aimablement « Du, les Grandes Oreilles » à cause de ses oreilles un peu décollées. Et pourtant, cet homme joue un rôle de premier plan dans cette ville à cette époque particulière.

Ce Al Capone à la mode shanghaienne  est né le 21 août 1888 à Gao Qiao, à la campagne, dans une zone pauvre, peu sympathique et marécageuse, actuellement la zone de  Pudong à Shanghai. Orphelin à l'âge de 5 ans, il va quitter ce qui lui reste de famille et devient un enfant des rues. Il vit de petits larcins et de rapines. Puis, il  va  quitter Gao Qiao pour rejoindre Shanghai.

Il y devient apprenti chez un grossiste en fruits. Débrouillard, il monte en grade et devient livreur, mais il dépense son argent rapidement, car c’est un joueur invétéré. Il finit par perdre son emploi,  s’adonne à la vente d’opium, reprend ses  activités de voleur et ira même jusqu’à pratiquer l’extorsion. Individu donc assez peu recommandable, il sait se faire remarquer, occupe différents emplois, rend de menus services à une tenancière de maison close qui le prend sous sa protection , puis, après 1910, devient un partisan de Chen Shichang, le chef des bandits du district de Shiliupu, membre de la génération Tong de la Bande Verte (青帮, qīng bāng), la triade « phare » du Shanghai de cette époque.

Il entre alors vraiment en contact avec la « Bande Verte ». Il fait son chemin à nouveau, collecte un temps les revenus des fumeries et des maisons closes de cette triade, la plus influente de la ville, et finit par y  occuper une place très importante.

Huang Jinrong est alors le chef de la triade  - ce qui ne l’empêche pas d’être aussi le chef de la police chinoise de la concession française de Shanghai ! Car ce n’est pas incompatible et on peut être l'un des plus importants gangsters de Shanghai et chef de la police...

Grâce à Huang, qui le prend sous son aile, Du devient très influent.

Huang Jinrong, Du et  Zhang Xiaolin, également un puissant chef de gang, créent en 1925 la « Société des Trois Fortunes » (三鑫公司).

 Ces trois hommes contrôlent la prostitution, les jeux, le racket et établissent leur monopole sur le trafic d'opium. Fort de l’accord passé avec la concession française  (qui perçoit une « redevance » de la Bande verte…), Du Yuesheng installe sans complexes son quartier général au cœur de cette concession, au 82 route Xinle, en face de l'église orthodoxe de Shanghai.

 

: https://daydaynews.cc/en/history

 

En avril 1927, à l'instigation de Tchang Kaï-chek (蔣介石), Du Yuesheng, Huang Jinrong et Zhang Xiaolin créent une société écran. Ils peuvent ainsi embaucher de nombreux hommes de main pour briser les mouvements de grève que les communistes cherchent à organiser.

Du Yuesheng prend le contrôle effectif des organisations syndicales et devient un atout majeur pour le gouvernement du Kuomintang qui veut conserver le contrôle de la ville. En échange de cet appui, Tchang le nomme à la tête de l'administration chargée de l'« éradication de la consommation d'opium » - ce qui, en fait, permet de partager les profits du commerce de l'opium entre la Bande Verte et le Kuomintang.

 Devenu un notable comme un autre, il est tranquillement élu au conseil municipal de la concession.

Il figure même au Who's Who de Shanghai en 1933 qui le présente comme la personnalité la plus influente de la concession, un homme d'affaires et un philanthrope.

En 1934, il fait construire sa résidence personnelle sur Donghu Lu dans la concession française (depuis transformée en hôtel). Le bâtiment est offert à Du Yuesheng par son contrôleur financier !

 

Lorsque la guerre sino-japonaise éclate en 1937, il fuit à Hong Kong, avant de rejoindre Chongqing en 1941, où s'est replié le gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek.

 

 Revenu en 1945 à Shanghai, les belles heures sont passées et finalement en 1949 les communistes prennent définitivement le contrôle de la ville. Il n’est plus question alors d’ouvrir des officines de jeux et de paris !

Du se réfugie à nouveau à Hong Kong, où il meurt le 16 août 1951. Son corps est transféré à Taïwan, où il est inhumé dans les environs de Taipei. Sa tombe porterait une épitaphe de Tchang Kaï-chek.

 

NB :

Du Yuesheng apparaît comme personnage dans la bande dessinée Bob Morane « La guerre du pacifique n'aura pas lieu ».

 

 

Le film The Last Tycoon (2012) est basé sur la vie de Du Yuesheng.

   
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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 17:00

 

Les grosses pierres

ont besoin d'être calées

par les plus petites.

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 16:52

Mais qu'est-ce que c'est que ça?
         C'est un jeu d'enfant!



Tui Shou signifie poussée de mains (tui = pousser, shou = mains).
C'est un exercice à deux dans lequel il s'agit de prendre contact avec le partenaire, de le suivre et de "l'écouter".
On peut prendre contact à une main ou à deux mains: dans ce cas, une main se pose sur le coude du partenaire et l'autre sur son poignet. Quand on dit "prendre contact", cela signifie bien la légèreté: on ne saisit pas ...
🤨


Suivre son partenaire signifie que les mains servent "d'antennes", on sent ce que l'autre veut faire, où il veut aller et on le suit en restant collé, c'est à dire en restant en contact permanent avec lui. On "l'écoute". "Suivre" veut bien dire suivre... On n'essaye pas à toute force de faire faire à l'autre ce que l'on veut. Et "écouter"veut bien dire écouter, l'esprit libre et non pas en train d’imaginer un scenario qui va prendre l'autre en défaut (du genre: "Je veux qu'il fasse ça, pour que je puisse placer ça, alors je vais faire ça...")🙄

 Le corps comme l'esprit doivent être disponibles.
 

Ces exercices font partie intégrante du Tai Ji Quan et il est bien dommage qu'ils soient souvent absents des cours...

En réalité, le plus souvent, les élèves ne voient pas le lien entre exercices à deux et forme. Ils ont l'impression que ce qui est important c'est de faire et refaire la forme seule.

Mais, c'est quoi une forme? Si c'est juste une chorégraphie , un enchainement de mouvements mémorisé, alors ce n'est pas vraiment une forme... On peut mémoriser aussi un enchainement de step, on peut mémoriser un enchainement de danse bretonne ... Ce ne sont pas des formes.

 Ce qui fait la différence, c'est l'arrière plan "martial" , autrement dit: nous ne sommes pas seuls, nous inter- agissons, il y a une "ombre" qui nous répond à chaque technique, les mouvements ont une consistance, ils ont un sens.

Mais, me direz-vous (si, si, je vous entend bien...) pour cela alors, il y a les applications martiales, pas besoin de Tui Shou! Oui, bien sûr, mais... Lorsqu'on réalise une application martiale, il n'y a pas ce "flux" que l'on trouve dans le Tui Shou et que l'on trouve dans la forme. 

C'est une expérimentation du Yin Yang , de la transformation, une recherche constante d'équilibre, de bon enracinement,...

Ces exercices permettent de développer des sensations qui aideront à la visualisation, qui rempliront nos mouvements de sens.

Dans le cadre de la pratique du Tai Ji Quan, ces exercices commencent simplement et certaines choses peuvent même être travaillée en solo avant de travailler à deux.


On peut l'envisager comme un jeu: essayer de déstabiliser le partenaire amicalement en trouvant son point faible (et on s'amuse tout en apprenant beaucoup sur soi!).

C'est l'exercice que Me Yuan appelle "le jeu en Ji", face à face, les mains en Ji, en contact avec le partenaire, pieds parallèles, axe tenu, dos rempli... Il faut ajuster sa poussée sans dépasser sa propre limite et essayer que l'autre aille au delà de ses limites à lui, pour se dérober et le laisser passer. On peut apprendre ainsi à rester vigilant, à rester souple, enraciné, à utiliser la taille...


On peut choisir une pratique relaxante, un contact léger (pas simple non plus: léger ne veut pas dire mollasson!), sans décoller,  pour dépasser  les tensions physiques, détendre le mental... (c'est une forme de lâcher-prise et c'est bien agréable aussi...). Cet exercice demande une bonne concentration pour que le "mouvement" des mains ne devienne pas un automatisme, où "ça" tourne sans nous! Lâcher prise ne veut pas dire qu'on a  la tête ailleurs ou qu'on dorme debout...😴


 

On peut choisir de pratiquer le martial ou la compétition:

Le Tui Shou peut devenir  combat (mais cet aspect ne nous concerne pas vraiment, Xiao Long est profondément pacifique...)

C'est un autre chapitre, ce que l'on peut voir en compétition, en combat est souvent déformé et il faut parfois chercher loin pour y retrouver les principes de base... Le concurrent cherche la victoire, l’efficacité et il peut y avoir de la casse... Il y a souvent beaucoup d'agitation.😡

 En stage de Tui Shou, mon maitre disait: "Le premier qui bouge, perd" et pour avoir eu la chance de "Tui shouter" librement avec lui - bien trop rarement, je sais que le contact léger, le calme, l'attente sont bien plus redoutable que l'agitation. Pour moi, le Tui Shou , c'est ça. Le calme, la finesse, le ressenti, l'écoute, la disponibilité. Le corps est prêt, l'esprit est prêt et peuvent agir ensemble spontanément.

 

 C'est gentil de raconter tout ça, mais, on fait quoi si on n'a pas de partenaire!!!

Je crois que c'est un problème que nous avons tous eu , à un moment ou à un autre...

Lorsque j'ai posé cette question , on m'a répondu: "Il faut former ton partenaire". D'accord, je vois...

Mais avant de pouvoir le former, il faut le trouver! Il faut trouver une personne qui a envie de découvrir cet aspect du Tai Ji Quan, qui a compris que c'est un facteur de progression dans son "cursus" de pratiquant. Un curieux avec lequel on s'entend bien .

Ensuite, il va falloir assister à des stages avec un bon professeur. Si possible en y allant déjà à deux, car deux mémoires valent mieux qu'une (quand on sort du stage, on sait encore bien des choses, mais on oublie extrêmement vite de nombreux détails...

Conseil:

A l’issue du stage - même si vous ne savez plus comment vous vous appelez- filmer les exercices que vous avez retenus en faisant des commentaires. Ce sera votre base de travail, votre pense-bête.🤔

 Reprenez ces exercices le plus rapidement possible, pas forcément dans une salle de pratique, il n'y a pas besoin de beaucoup d'espace, votre salon, votre jardin, votre garage feront l'affaire (OK, le garage, c'est pas glamour... mais ça a son utilité!).

Ensuite c'est la pratique... Il faut faire, refaire, réfléchir de moins en moins, se détendre , prendre confiance... refaire un/des stages quand on est plus à l'aise et poursuivre et continuer... Xiao Long appelle ça "les heures de vol".🐤

C'est bien au début d'avoir toujours le même partenaire car on apprend à se connaitre, on se détend plus facilement, il y a un vrai travail de recherche à deux. Il ne faut pas se sentir jugé, il faut être en confiance.

Plus tard, il est intéressant de changer éventuellement de partenaire, mais je ne suis pas trop pour le papillonnage quand on fait ses premiers pas. Chaque partenaire est différent et s'adapter demande un esprit libre- qui ne l'est pas vraiment lorsqu'on débute.

 Bref!

Essayez (essayer, c'est l'adopter...)

Jouez! (ne vous prenez jamais trop au sérieux ... quoiqu'il arrive, il n'y a pas mort d'homme!)...

                                      ne vous prenez pas la tête!!!🤪


Ci dessous une vidéo, émission de la télé chinoise... pour ceux qui cherche à se faire une idée de ce que c'est...

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NOUS CONTACTER:

XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

VOUS TROUVEREZ LES INFORMATIONS SUR LES COURS, LES HORAIRES ET NOTRE SALLE PLUS BAS SOUS LA RUBRIQUE "COURS HORAIRES".

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"Petit Dragon"est notre logo. Il nous accompagne sur nos T-Shirts, nos sweats, nos circulaires d'information, il signe même nos articles! Il est sympathique, de bonne composition, à l'image de l'ambiance de notre section qui souhaite être conviviale, ce qui ne nuit en rien aux progrès de nos adhérents, ni au sérieux des cours, au contraire...

L'AUTEUR

Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.