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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 16:27

😏

 

Vous ne pourrez obtenir deux peaux

d'une seule vache...

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 15:52

 

On a coutume de classer les arts martiaux chinois en catégories (nous aimons bien toujours tout mettre dans des cases…) : les arts externes, les arts internes, les arts énergétiques. Le Qi gong est  « énergétique ». Le Tai ji quan est « interne ». Le Kung fu est « externe ».

 

PHOTO Xiao Long

Le Qi gong serait donc purement énergétique .point/barre.

 

On aide la circulation d’énergie, on dirige l’énergie, on concentre l’énergie… Oui !

Mais… et le Qi gong de la « chemise de fer » alors ? C’est bien un travail sur la concentration d’énergie, sur la maitrise du souffle, mais à visée martiale… non ? Quelle idée aussi, ce moines qui se cassent une barre de fer sur la tête ou réduisent en miettes des briquettes !

Et il est des maitres de Qi Gong qui démontrent des applications martiales fondées sur l’enchainement appris.

Bref, il existe un travail énergétique qui vise l'efficacité en combat.

PHOTO Xiao Long

Le Kung fu serait donc purement externe ?

Il faut savoir que le terme Kung fu (Gong fu) signifie « avoir la maîtrise dans un domaine quel qu’il soit ». Par exemple, le Gong fu cha est l’art du thé (et on ne casse pas les tasses siouplé !). Ce terme n’est donc pas très précis.

Dans les arts externes la pratique est plus axée sur le développement physique, la rapidité, l’efficacité… On ne peut pas dire cependant que l’externe ne travaille pas sur le souffle, l’énergie interne.

Bref, il existe un travail énergétique qui vise l'efficacité en combat (ah, tiens, j’ai déjà dit ça !)

PHOTO Xiao Long

Le Tai ji quan serait donc purement interne ?

On classe dans les arts internes les disciplines plutôt centrées sur le développement du souffle, sur les aspects mentaux, spirituels et le travail sur l’énergie.

Le Tai ji quan est de ceux là et se caractérise par la lenteur de ses déplacements (même si, dans certaines écoles, il existe des formes rapides).

Ce travail dans la lenteur ne signifie pas pour autant que les mouvements soient vides de sens. Juste « jolis ». Nous ne sommes donc pas juste tout seul à faire des ronds dans l’air… Il y a plus ! Il y a un but à ces gestes et cette finalité est martiale.

Et le travail avec partenaire est incontournable dans cet art que ce soit par le biais du Tui shou , Dui lian ou des applications.

On ne peut pas nier non plus qu’il y ait un réel travail énergétique dans la pratique du Tai ji quan. Il y a un travail sur le souffle, sur les souffles.

 Il y a un travail sur le mental, sur le lien qui nous unit à la nature. Un vrai travail interne pour retrouver notre calme, notre équilibre et notre place.

 

Bref, comme toujours, tout est à l’image du symbole yin yang où l’on peut voir dans le yang un petit point yin et dans le yin un petit point yang.

On ne peut pas simplement ouvrir un tiroir « externe = baston », « interne = danse »,« énergétique = bien-être ! Tout est présent partout mais à des degrés différents.

 

Pour Xiao Long, l’énergétique est le socle, le fondement de nos disciplines. Kung fu, Tai ji quan, Qi gong ne s’opposent pas mais se complètent. C’est juste que l’aspect martial est plus visible en Kungfu, l’aspect énergétique est plus visible en Qi gong, l’aspect interne plus visible en Tai ji quan.

 

Et le but est identique : maitrise du corps dans l’espace, maitrise du souffle, maitrise de l’esprit…

 

PHOTO Xiao Long

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 14:28

 

Quand un cheval galope tout seul,

on ne peut pas voir s'il est rapide ou lent.

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 13:27

 

Nous ne sommes pas habitués à considérer  le corps et l’esprit comme une entité.

Pour nous, il y a surtout d’un côté l’esprit (au sens de « facultés intellectuelles ») et de l’autre côté (accessoirement) le corps. L’esprit joue un grand rôle dans notre civilisation. On le cultive, on le bichonne, on essaye de l’ouvrir, on y amasse des connaissances...

On a l’impression qu’il peut tout contrôler, qu’il règne en maitre et cela nous rassure.  Il est capable de tout ranger dans des petites cases, rien ne traine au hasard, rien ne déborde, tout est aligné. Cet immatériel classe tout le matériel, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… L’esprit  fonctionne en permanence, absorbe les informations, les transforme, développe des idées, les rumine.

 

Photo Xiao Long

Le corps occupe une curieuse position !  D’accord, on s’en occupe aussi, : on le fait bouger pour qu’il soit beau ( enfin, il parait !) , on le masse, on le « nourrit » de régimes pour qu’il soit beau, on le crème pour qu’il soit beau, on le lifte et  on le maltraite aussi (!) pour qu’il soit beau. Bref, on s’en occupe… en surface, c’est tout ce qu’il mérite : un peu de polish sur la carrosserie… Il est tout propre et il brille ! C’est sans doute une caractéristique de notre époque : seule la surface compte et peut importe ce qui se dissimule dessous.

Alors parfois, il se rappelle à nous, nous fait souffrir, et là on se dit que peut-être on devrait soulever le capot et « regarder » un peu à l’intérieur… Comme pour les voitures, plus on avance, plus les bougies s’encrassent - et les souffler chaque année n’arrange rien – Alors, on conduit sa voiture au garage-médecin et hop ! En deux coups de clé anglaise et un petit coup de marteau (bambou aussi des fois !), on est remis sur nos roues… pour quelques temps seulement… car le plus souvent ce n’est pas du matériel qu’il faudrait s’occuper, mais de l’immatériel…pas des symptômes mais de l’origine.

Dans certaines philosophies comme le bouddhisme par exemple, corps et esprit sont d’emblée présentés interdépendants. L’individu est dans cette optique un ensemble d’agrégats impermanents : le corps, les sensations, les perceptions, la conscience et l’intention. L’esprit ne se « délie » du corps qu’une fois le nirvana atteint… (Mais bon, ce n’est pas tout le monde et ce n’est pas tout les jours…)

Photo Xiao Long

Pourtant, on sait bien entre-temps combien le mental joue un rôle sur la santé, sur le corps. Et on sait que lorsque le corps éprouve du bien-être, l’esprit se détend et se calme. Et que lorsque l’esprit est tranquille et équilibré, le corps se sent mieux. Mais, pris au milieu de la tourmente des jours qui se succèdent et apportent leurs quotas de problèmes, on oublie un peu l’essentiel. On oublie que tout est lié.

 

Heureusement, le Tai Ji Quan, le Qi Gong sont là ! (bon, pas que,  la méditation aussi, mais c’était notre pause publicitaire…).

Grâce à ces pratiques, nous pouvons redécouvrir notre corps-esprit, apprendre à le mouvoir harmonieusement dans l’espace, à le laisser libre de ressentir ce qui l’entoure, ce qui le constitue. La respiration retrouve (aussi – enfin) sa place et fait le lien entre les deux pôles : on est calme, en prise directe avec « l’ici maintenant - et le reste attendra »…

 Mais ces belles choses ont un prix : le travail. Que ce soit la méditation, le Tai Ji Quan, le Qi Gong, il ne faut pas croire que deux ou trois séances vont apporter de grands bienfaits , c’est la répétition, l’état d’esprit ( ?!) qui comptent : ne rien attendre à date fixe et se laisser porter…

(On croit que les chats dorment, non, détrompez vous, ils méditent et s’entrainent de nombreuses heures par jour !)

Photo Xiao Long

 

Je vous livre le proverbe chinois préféré de Xiao Long :

« Le corps parcourt l’espace et l’esprit se libère. »

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 14:23

 

🌟

Tes yeux peuvent voir les étoiles,

mais ils ignorent ton nez

parce qu'il est trop près...

 

 

PHOTO Xiao Long

 


 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 14:17

 

        Voilà quelques récits de voyages pour agrémenter vos soirées ! Alexandra David Néel  est une femme exceptionnelle, fascinée par la civilisation tibétaine, elle est prête à tout pour découvrir Lhassa, la capitale interdite et nous raconte ses aventures ...

Louise Eugénie Alexandrine Marie David, née en 1868, est une femme hors du commun à plus d’un titre. Tout d’abord sa famille : son père, instituteur, était franc-maçon et de souche huguenote ; sa mère était belge, d’origine scandinave et sibérienne, et catholique. Comment alors, ne pas avoir l’esprit curieux et ouvert ? Assez tôt Alexandra s’intéresse aux idées anarchistes de son époque et au milieu des féministes.

 

PHOTO Xiao Long

 

On ne peut guère la définir en un mot : Chanteuse d’opéra (elle chanta à l’opéra d’Hanoï, puis à Athènes, à Tunis…), cette  orientaliste, éminente tibétologue, est aussi journaliste, franc-maçonne, écrivaine et exploratrice. Elle vécut jusqu’à l’âge de 101 ans… A 100 ans et demi, elle demanda le renouvellement de son passeport, et l’avenir semblait encore lui appartenir !

A lire sa biographie, il n’est pas étonnant qu’elle ait été, en 1924,  la première femme d’origine européenne à séjourner au Tibet, à Lhassa.

C’est à Tunis, en 1904 qu’elle épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des chemins de fer tunisiens, et même si leur vie commune se termine en 1911 (3ème départ en Inde d’Alexandra), ils resteront en contact de longues années encore. Il faut dire que ce voyage, qui devait durer 18 mois, dura en fait 14 ans…

PHOTO Xiao Long

Au cours de ce périple, elle visita de nombreux monastères bouddhistes et rencontra celui qui devint son fils adoptif Aphur Yongden.

Elle apprit le tibétain,  reçut les enseignements de célèbres ermites, passa la frontière tibétaine à deux reprises et ne rêvait que d’atteindre Lhassa et d’y entrer.

A cause de ces tentatives, Alexandra fut expulsée du Sikkim en 1916!

Ne pouvant rejoindre l’Europe alors en guerre, Alexandra et Yongden vont en Inde, puis au Japon et en Corée, avant de s’arrêter en Chine qu’ils traverseront d’est en ouest. Après le désert de Gobi et la Mongolie, ils arrivent au Tibet. Huit mois difficiles, d’immense solitude et de privations dans le « Pays des neiges ». C’est alors que déguisée en mendiante, accompagnée de Yongden, elle atteint Lhassa, en 1924.

Tout au long du voyage, elle fut attentive à son costume, à sa coiffure, modifiant ce qui devait l’être pour se « fondre « dans la masse ». Elle sera finalement démasquée pour  propreté excessive (elle se lavait quotidiennement dans la rivière !) Les autorités les laissèrent partir cependant et ils purent continuer leur périple…

Ce n’est qu’en 1928 qu’elle reviendra en France et s’installera à Dignes. Elle y écrivit de nombreux livres et se lança dans une tournée de conférences en France et en Europe. En 1937, Alexandra reprend le chemin de la Chine, en pleine guerre sino-japonaise. Elle y voit les horreurs de la guerre, les famines, les épidémies et erre à travers la Chine jusqu’à rejoindre l’Inde en 1946 avant de retrouver sa maison de Dignes.

Ses cendres seront transportées  à Vârânasî afin d’être dispersées dans le Gange. 

 

Les récits de voyage sont peut-être un peu passés de mode et pourtant… c’est une lecture captivante !

 

PHOTO Xiao Long

Alexandra David Néel nous laisse de nombreux écrits sur l’Inde, le Tibet, le bouddhisme et… quelques phrases pour nourrir nos réflexions :
« Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. »

« Ce qu’il faut chercher et trouver, c’est la douceur sereine d’une inébranlable paix ».

« Il fait froid parce qu’on regarde là où il n’y a pas de chaleur ».

« Négliger les petites choses sous prétexte qu’on voudrait en faire de grandes, c’est l’excuse des lâches. »


 

« La forteresse de la méditation », « Samten Dzong », la maison d’Alexandra existe toujours, elle est à présent centre culturel et musée. Le site :

https://www.alexandra-david-neel.fr/a-propos/

 

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Published by Xiao Long - dans DES PAGES et DES IMAGES
25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 20:43
PHOTO XIAO LONG

 

Les oiseaux ne laissent qu'un chant éphémère ;

l'homme passe, mais sa renommée survit.

 


 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 19:38

 

🚚  Distance de sécurité…  🚙

Dans la Chine ancienne, le salut à distance représentait une sécurité : ne sachant pas toujours à qui l’on a à faire, la prudence était de mise. (Finalement en cette longue période de Covid, c’est ce qu’on nomme « distanciation sociale ») Pour peu que votre interlocuteur connaisse  quelques techniques de Qin-na-shu (l'art des saisies et des clefs), se laisser saisir la main aurait pu s’avérer aventureux ! Donc, pas de « shake hands »… (On n’a pas à se demander si l’autre a les mains propres ?)

C'est ainsi que le salut à distance était à la fois un signe de politesse et la meilleure façon de prévenir une mauvaise intention.

 

Le salut est aujourd'hui pour nous et dans nos écoles un signe rituel qui permet à tous les pratiquants d’une même discipline de se reconnaître comme faisant partie d'une même famille, d’une même école. Les saluts peuvent d’ailleurs varier d’une école à une autre. Ils sont dans tous les cas toujours symboliques. 

 

Le salut de l’école de Maitre Zhang Guang De :

La  main gauche est posée sur la zone Dan Tian, pendant que la main droite est levée, ouverte devant soi, doigts vers le ciel.

Pourquoi ?

La main sur la zone Dan Tian s’explique aisément. Là  est l’énergie. C’est d’ici qu’elle part et c’est ici qu’elle reviendra. Le Dan Tian est notre centre énergétique et notre centre de gravité. Ce geste signifie aussi que l’on prend soin de soi et de sa santé, que l’on sera bienveillant pour soi et envers les autres.

L’autre main salue comme le font les moines Shaolin, et

Maître Zhang Guan De donnait, il y a quelques années, l’explication suivante :

 

PHOTO Xiao Long

Un jour, un moine venu d'Inde  arrive à Shaolin comme missionnaire du bouddhisme. Il est un grand maître. Un bonze voulut devenir son élève, mais le maître n'était pas sûr de la sincérité de l'élève.

Un jour, donc, 53 ans après Jésus Christ, le 9e jour du dernier mois, il faisait très froid et il y avait une tempête de neige. La neige tombe abondamment, il fait froid, mais le jeune bonze reste immobile. Le maître demande alors au jeune bonze ce qu'il fait ici.

"Prenez-moi comme élève, maître".

Et le maître répondit en ces termes:

"Si vous voulez avoir la méthode authentique, il faudrait que la neige soit rouge, mais la neige est blanche !".

En entendant ces mots, l'élève se coupe le bras et la neige devient rouge sang.

C'est ainsi que, dès lors, à Shaolin, on ne salue plus qu'avec un bras.

 

La main droite ouverte, présentée seule devant soi, semble rendre hommage à Huike (le jeune bonze de l’histoire), premier disciple de Bodhidharma (le maitre). Les légendes comme souvent sont nombreuses et variées… Voici ce que l’on « sait » du personnage :

 

Qui est HUIKE :

Huike (慧可) ou Dazu Huike (大祖慧可) est le deuxième patriarche du Chan (Zen) en Chine. Une variante de son nom en Chine est Sengke (僧可).

C’est en 528 que, doté d’une solide éducation confucianiste et taoïste, il serait allé à la rencontre de Bodhidharma. Huike cherchait un maître « capable de libérer l’élixir de la compassion universelle afin de sauver tous les êtres sensibles » et se serait tranché le bras gauche pour prouver la sincérité de sa démarche et son engagement.

 

 (Même si… selon le « Nouveau Recueil de biographies de moines éminents », d’aucuns disent que son bras fut tranché ultérieurement par des brigands, ce qui rend la chose plus prosaïque).

Bodhidharma lui a transmis son enseignement contemplatif, lui confiant les quatre volumes du Soutra de l’Entrée sur l’Ile (Léngjiā ābāduōluó bǎojīng) qu’il jugeait convenable pour délivrer les Chinois !

 

Voilà donc pour la petite histoire…. Xiao Long vous salue bien !

 

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Published by Xiao Long - dans QI GONG
18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 13:29

 

 

Le cerisier qui fleurit en hiver

est un imbécile.

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 13:25

 

Le Tai Ji Quan n’est pas une activité comme d’autres qui relèvent plus du divertissement ou de l’occupation… C’est une école de vie. Il nous apprend à nous accepter comme nous sommes, à faire avec ce que l’on a, à notre rythme à nous. 🐌

Il s'inscrit dans un long processus. On y vient d’ailleurs rarement par hasard. L'idée d'aller voir pratiquer et de pratiquer soi-même le Tai Ji Quan est déjà un pas sur le chemin. Ce n'est que le premier !
Mais sans celui là, rien ne serait...

 

PHOTO Xiao Long


Il faut ensuite apprendre à se considérer comme un éternel débutant, rester modeste, se réjouir de chaque progrès et penser positivement en regardant le chemin qui a déjà été parcouru. Si l'on recherche la perfection au sens où on voudrait l'atteindre pour pouvoir cocher la case: "C'est fait! C'est acquis!", il vaut mieux choisir une autre activité... le tricot, la peinture, le bricolage 😊

 

Il n'y a pas de fin à l'apprentissage du Tai Ji Quan, il y a toujours à découvrir, on peut toujours avancer. Il faut donc "ménager sa monture", la route est longue... et il faut savoir aussi admirer le paysage pendant le voyage, profiter de ce qui est offert,  prendre son temps.

Il n'y a aucune urgence. Cette progression est la vôtre. Il n'y a pas d'objectif à atteindre en un temps limité. C’est sans doute le point fort de cette discipline, chacun l’adapte en fonction de ses capacités, du temps qu’il peut y consacrer…


Pas besoin de se taper sur les doigts intérieurement, de se crisper, de froncer les sourcils ou de tirer la langue (encore que ça aide peut être?😛) en se disant qu'il FAUT y arriver, là, tout de suite. Pourquoi se mettre sous pression tout seul comme un grand, alors que ce n’est pas utile ?

 "Tout vient à point à qui sait attendre" (et il n'est pas chinois celui-là de proverbe! C'est qu'on en a aussi nous, des proverbes! Non, mais... et dans le même style, nous avons aussi : « Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage » ! Comme quoi la patience n’est pas l’apanage des orientaux…)

 

PHOTO Xiao Long


Pratiquer devient alors un plaisir: bien sûr on a du mal à l'imaginer lorsqu'on est au début de la phase d'apprentissage. C'est le moment où l'on à l'impression que le cerveau va se faire des nœuds, que l'on n'arrivera jamais à contrôler (tous) ses membres.  Que de mains et de pieds à gérer!!! 😏 On ne croyait pas en avoir autant!!!  Et, en plus, il faut se tenir droit et il faut respirer (c'est conseillé dans le stage survie!) et il faut rester détendu…

Nous avons perdu la spontanéité et la naïveté de l’enfant qui voit et imite sans se poser de question. Mais à force de vouloir tout contrôler et décortiquer, on finit par faire… pas si bien que ça ! Mais, on ne se refait pas…
😇Alors dès que l'on connait un ou deux mouvements qui ne demandent plus trop de réflexion, il faut les apprécier, se les bichonner, les faire, les refaire, se laisser porter... pour avoir une idée de ce qui nous attend, plus tard sur la route... car rien ne presse et qu’il vaut mieux faire trois mouvements où l’on se sent bien plutôt qu’une forme entière avec périscope (syndrome de la tête qui tourne à droite et à gauche pour loucher sur les copains pour savoir ce qui se passe…)

Et Xiao Long vous le dit, le long chemin vaut le détour... La preuve, il le suit toujours avec autant d'enthousiasme et toujours plus len-te-ment!

Allez, haut les cœurs, on y retourne !!!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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